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  • : L'âge du capitaine : 45 ans, né sous le signe du Taureau. Signe particulier : a bourlingué mais voyage surtout dans sa tête. Sa devise : Bien faire et laisser dire. Ce qu'il essaie de faire : s'adapter à son époque. Sa quête : l'essentiel.
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Des images, des dessins, des illustrations, des réflexions, pas des trucs de boulot, des choses que j'ai faites ou vues en dehors, que je trouve intéressantes d'une façon ou d'une autre...  qui peuvent susciter des réactions, des commentaires, donner envie de faire ou pas...

modernliving,  l'idée c'est :  faire quelque chose avec un peu de temps pour observer et réfléchir, des bouts de passé, du présent et un peu d'imagination... Bref tout ce qu'on peut pas faire, dans la vie de tous les jours.

Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 22:35

Le Musée Hèbre de Saint-Clément


Ces derniers temps, je suis allé à plusieurs reprises au nouveau Musée de Rochefort, le Musée Hèbre de Saint-Clément. Cà c'est un nom, un vrai ! Derrière cette appellation qui pourrait laisser croire qu'on n'est pas vraiment à l'avant garde, il y a une oeuvre d'architecte
qui me plait énormément... Et je sais maintenant pourquoi.

L'architecte donc, Pierre-Louis FALOCI était là à l'inauguration du Musée le 15 décembre 2006, à 19 heures. Dans une ambiance étonnante de calme (la fin de chantier était du reste aussi assez sereine !) et en même temps d'affluence, Le Musée s'est rempli en un quart d'heure à peine. Tout le centre-ville a du fermer boutique pour venir !  

Car le Musée est au centre-ville, dans la grande artère, à quelques dizaines de mètres de la place des "Demoiselles de Rochefort" et à peine plus loin du Musée Pierre Loti. A quelques rues de là, on se retrouve à la Corderie Royale sur les bords de la Charente en passant devant  le Chantier de "l'Hermione". Bref, tout çà pour situer les choses... Un emplacement idéal.

Je savais pas au juste pourquoi ce Musée, à l'architecture pas si révolutionnaire en fait me plaisait. Si on décrit les choses simplement, c'est pas  évident : on a gardé une façade et derrière la façade on a fait autre chose.
Oui ... Mais là c'est pas pour juste garder une façade. La façade est surmontée par le toit de la construction intérieure, avec une saillie résolument moderne et tout çà marche à merveille dans une ville pourtant où tout date des 17e, 18e et 19e siècles. Alors ? Vous me direz, déjà les "Demoiselles de Rochefort", c'était un peu de çà. La plastique de la ville doit se prêter quelque part aux créations hors contexte historique, ces créations de "l'Ailleurs". Je sais pas si c'est la lumière saintongeaise ou celle de la côte atlantique ou autre chose... Mais c'est comme çà.
 
J'attendais le speech de Pierre-Louis FALOCI, sans espèrer en savoir forcément plus. Ce fut tout le contraire, en quelques mots, il a donné des clés évidentes que je livre ici.

La façade, on ne l'a pas conservée avec pour seul objectif de respecter les contraintes des Monuments Historiques. Le Musée à l'intérieur, en retrait de la façade est délibérémment rendu très visible de la rue, à travers des baies vitrées qui ont pris la place des cadres de fenêtres extérieures.
On a voulu que ce Musée soit transparent au delà de la façade et de fait de jour comme de nuit on voit très bien l'espace intérieur...
C'est comme un clin d'oeil à la Maison de Pierre Loti, qui extérieurement serait indiscernable des autres maisons de la rue, s'il n'y avait une plaque, et qui, au delà de sa façade, une fois la porte franchie, se montre au visiteur et révèle un univers fantasmagorique incroyable.

Le dernier étage tout vitré, offre une vision panoramique sur toute la ville. Et là c'est un clin d'oeil au cinéaste Jacques Demy, "à son kiosque panoptique" où travaille la mère des Demoiselles, où de nombreuses scènes du film se déroulent et d'où la caméra a cette vision panoptique des façades tout autour de la place.

Il y a d'autres choses encore, parmi lesquelles ces étages qui sont comme des ponts de bateau d'où on a différents points de vue sur les oeuvres, jusqu'au dernier étage, celui de "l'Ailleurs" où on a créé une Salle Kanak dédiée à la culture mélanésienne avec des masques, des bambous gravés, des sculptures,... mais aussi des oeuvres d'artistes Kanaks contemporains commandées tout récemment pour Rochefort ...

 

Par Alain - Publié dans : Numérique
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Dimanche 10 décembre 2006 7 10 /12 /Déc /2006 19:09

Le Sillon - Saint-Malo


Saint-Malo, la cité corsaire, pas intra-muros, non ! Sur le "Sillon", la magnifique promenade, face au grand large...

Marées d'équinoxe, grandes marées, grand coefficient. La houle vient se briser là. En fait, on a l'impression qu'elle ne sait plus comment s'arrêter. Jusqu'à la nuit tombée. On en redemande.

Derrière, le Grand Hôtel stoïque. Là haut, une fenêtre s'allume.


 

Par Alain - Publié dans : Numérique
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Mardi 31 octobre 2006 2 31 /10 /Oct /2006 01:29

Stadium Gallo-Romain - Puy du Fou (Vendée) Les degrés du Stadium Gallo-Romain - Puy du Fou (Vendée) La Terrasse de la Cathédrale de Saint-Bertrand de Comminges Ludgunum Convenarum - la Ville Roma(i)ne de Saint-Bertrand de Comminges Ludgunum Convenarum - Saint-Bertrand de Comminges Saint-Just de Valcabrère


Le stadium Gallo-Romain du Puy du Fou, des statues, des arches romaines, des vasques en cuivre, mais il en faut moins que çà. La vue sur une campagne cultivée, une campagne qui est un jardin, mais il en faut moins que çà. Une terrasse contemporaine à Saint-Bertrand de Comminges construite sous de lourds piliers à section carrée avec des rangées de briques, comme un mur romain. La vue sur les toits de tuiles rondes de la ville basse. Les parcelles cultivées de ce fond de vallée si plat, si travaillé, l'horizon de la montagne, du piémont pyrénéen. Des blocs de pierres, partout des vestiges, des colonnes au milieu des cyprès, des platanes, des fontaines. Une ville plus romane que médiévale. Peut-être parce qu'elle est occitane.

La Romanité me poursuit me fascine, sans doute comme beaucoup de gens. Les Gallo-Romains ont créé, dessiné, tracé nos cités et nos campagnes. Pas tout seuls bien entendu ! Mais les gens qui ont vécu les temps romains sont sans doute les créateurs des traits premiers, ceux qui vont être le plus repris et amplifiés. Comme une esquisse qui va être redessinée et approfondie dans le détail à l'époque médiévale puis à l'époque moderne. La Romanité est bien visible. Ce ne sont souvent que des indices dans des décors ruraux ou urbains. Ce sont parfois des monuments imposants. Mais je trouve qu'il n'y a pas de meilleure représentation qu'une cité, comme Saint-Bertrand de Comminges, qui justement nous montre davantage de cette esquisse parce qu'elle contient aussi les dessins des époques qui ont suivi. Ce n'est pas une ville romaine et puis plus rien après... C'est une suite... Des ajouts, des variations, jusqu'aux ornements baroques des stalles de la Cathédrale, des gammes des organistes...

Par Alain - Publié dans : Numérique
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Dimanche 1 octobre 2006 7 01 /10 /Oct /2006 17:49

  Dony/Randy ou Jean Floc'h - Ambassadeurs


Une sortie en mer, une belle journée d'été, temps trés calme sur la baie de Douarnenez, tôt le matin, fraîchissant l'après midi avec vents de force 3 à 4. Et c'est vers 16H que nous l'avons rencontré pour la première fois. Enfin, on devrait dire plutôt qu'il est apparu soudainement à la poupe, quasiment le nez dans la barre. Sans doute, il était là derrière nous depuis un moment et on ne l'avait pas encore remarqué jusqu'à ce qu'on entende plusieurs fois un grand souffle. Mais à partir de cet instant, il s'est mis à nous dépasser par babord, par tribord. A faire la course avec le voilier. Joueur le dauphin ! Se laissant distancer, parfois d'assez loin, 200 à 300 m et revenant en un clin d'oeil se coller à la coque du bateau. C'est d'ailleurs stupéfiant de voir à quelle vitesse il se déplaçait. En tapant sur la coque, on avait l'impression de le rappeler. Et à chaque fois, il refaisait surface en laissant entendre son souffle puissant. Ce petit jeu a duré une bonne vingtaine de minutes, jusqu'à ce qu'il disparaisse,...à la recherche d'autres contacts.

Nous avions rencontré Dony/Randy, comme on le croyait au départ. Le "Télégramme" ... de Brest, avait passé plusieurs articles sur le dauphin ambassadeur "Dony/Randy". Mais c'était sans doute plutôt "Jean Floch" vu son rostre. Etrange rencontre, des dauphins en groupe, j'en avais déjà croisés, mais un dauphin seul qui recherchait à ce point le contact, c'était effectivement autre chose. Les dauphins ambassadeurs sont des solitaires. Ce qui est plutôt rare chez ces animaux qui ont une vie sociale très développée. Dony/Randy et Jean Floc'h sont les deux dauphins ambassadeurs connus pour vivre dans un périmètre littoral français, et en particulier breton. Ce qui les caractérise, c'est cette recherche hyper-active de contact avec l'homme. Car nous n'en avions pas fini avec le pseudo Jean Floc'h. A peine rentré au port, il était là, au milieu des bateaux à côté des pontons de Treboul, allant de l'un à l'autre.
Au bout d'un moment, les gens s'habituaient à sa présence. Des dragons, ces petits voiliers fins et élégants profilés pour la course rentraient d'une régate. A un moment, on pouvait presque croire que le dauphin cherchait à les ranger, en les suivant en les poussant les uns contre les autres... La nuit, on l'a encore entendu faire le tour des pontons et souffler de temps à autre. Les dauphins ambassadeurs ne dorment jamais !?

En tous cas, que signifient ces rencontres avec les dauphins ambassadeurs ? Qui sont ils ? Les dauphins ambassadeurs nous ouvrent des perspectives étonnantes, d'un point de vue scientifique et d'un point de vue plus enigmatique celui de la communication entre l'espèce homme et l'espèce dauphin.

Visitez le site du Réseau Cétacés http://www.reseaucetaces.org, vous verrez ? On est quasi dans un film ou un roman de fiction scientifique et écologique, sauf que çà ressemble à la réalité. Dauphins ambassadeurs, émissaires...d'un message de préservation de la nature...  Et peut-être pas au second degré ...

Par Alain - Publié dans : Numérique
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Lundi 28 août 2006 1 28 /08 /Août /2006 23:20

  L'étrange maison


Sur le sentier côtier près de Douarnenez qui mène de la plage de Kervel à la plage de Saint-Anne la Palud, il y a une maison étrange, fascinante. D'abord on la voit de loin mais seulement après avoir marché un peu et dépassé la pointe de Trefeuntec. On est tout au fond de la Baie de Douarnenez, sur la falaise. Juste en face il y a l'océan et le panorama est bordé sur la droite par le Cap Sizun et sur la gauche par la presqu'île de Crozon. On n'est tout près de Locronan, le village typique du pays du Menez-Hom. Et le Menez-Hom (la montagne), le point culminant de la Bretagne est derrière nous, il domine la baie.

Pourtant, au premier coup d'oeil on ne se croit pas du tout devant une construction historique bretonne typique, la forme de la maison est extrêmement originale avec ses lignes vives, sa structure en L qu'on devine en s'approchant, son aspect semi enterré au coin du L ou plutôt comme ci ce pignon, cette flêche sortait de terre en se dressant face au couchant. A coup sûr son orientation a été très étudiée. Et les ouvertures doivent en bénéficier, mais de bien curieuse façon. Les vues intérieures resteront des mystères. Pourtant on est vite convaincu d'être en face de la création d'un architecte contemporain. Atypique, étrange, moderne et aussi mystérieuse. Car il y a cette énorme croix de granit placée aux avant postes, des bas reliefs sculptés sur les murs extérieurs avec des personnages énigmatiques.  Il y a aussi un accès arrière souterrain avec une rampe... On devine un grand sous-sol. C'est un peu une moitié de fort, par certains côtés.

Et puis cette maison, cette demeure (en est-ce une réellement ?) est abandonnée, vide depuis pas mal de temps. Des témoignages l'attestent depuis 1996 au moins. Elle a été vandalisée, taggée, lors d'une "rave" d'après ce que j'ai lu. Mais le granit tient bon. C'est une "propriété privée", mais la clotûre au bord du sentier côtier est si détériorée qu'on doit penser qu'elle est souvent visitée. Quoiqu'il arrivait, il y a encore deux ans, qu'une sorte de gardienne sans âge surgit de derrière les fourrés accompagnée par son molosse pour vous demander vos papiers (sic) et vous reconduire sur le sentier côtier en vous racontant une histoire étrange où il était question de procès, de justice... Cette année, la maison est bien silencieuse...
Les questions demeurent sans réponses. Qui l'a construit ? Que signifiait cette maison pour celui ou ceux qui l'ont imaginé et pour son créateur ? Je voudrais qu'on m'explique. Pourquoi est-elle à l'abandon ?

Par Alain - Publié dans : Numérique
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