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Modernliving

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  • : L'âge du capitaine : 45 ans, né sous le signe du Taureau. Signe particulier : a bourlingué mais voyage surtout dans sa tête. Sa devise : Bien faire et laisser dire. Ce qu'il essaie de faire : s'adapter à son époque. Sa quête : l'essentiel.
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Des images, des dessins, des illustrations, des réflexions, pas des trucs de boulot, des choses que j'ai faites ou vues en dehors, que je trouve intéressantes d'une façon ou d'une autre...  qui peuvent susciter des réactions, des commentaires, donner envie de faire ou pas...

modernliving,  l'idée c'est :  faire quelque chose avec un peu de temps pour observer et réfléchir, des bouts de passé, du présent et un peu d'imagination... Bref tout ce qu'on peut pas faire, dans la vie de tous les jours.

24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 20:00
Pont de bois couvert


Eloigné de la nationale. On ne peut le voir que si on va le voir. A peine signalée, une route étroite après un vieux pont de pierre. 2 km de cette petite route de bord de rivière, la Bouzanne, un affluent de la Creuse, pour vous situer... Une charmante vallée en été sans doute.
Il est posé, encore à l'écart de cette petite route et ne relie en fait que des chemins d'accès aux prairies, c'est à dire plus grand chose. C'est comme une grange en bois allongée, mais c'est un pont de bois couvert. Unique en France parait-il.
Ce jour là, un ciel gris et de la flotte toute la journée. L'envie d'en finir avec la route. Mais justement, j'allais encore passer à côté de ce petit panneau en l'ignorant une nouvelle fois. Et là çà aurait été une fois de trop.
Je voulais voir ce pont. D'abord parce que c'est un pont... Et puis, j'ai adoré le film "Sur la route de Madison", la rencontre improbable entre Robert Kincaid et Francesca, incarnés par Clint Eastwood et Meryl Streep pour ceux qui ne suivraient pas l'actualité cinématographique d'il y a 10 ans...
Robert va photographier les vieux ponts de bois du Montana pour le National Géographique et c'est tout, enfin le po(i)nt de départ... "Toute similitude ou ressemblance serait fortuite et indépendante de ... "  Ce qu'on voit aussi dans ce film, c'est ce touchant attachement du citoyen américain éclairé personifié par Eastwood pour son petit patrimoine rural (qu'il ne doit pas nommer de cette façon, du reste). Alors je me disais qu'il devait en y avoir des quantités de ponts comme çà en France. Même pas. Et vous savez quoi, ce genre d'endroit à plus d'âme que certains monuments historiques devenus promenoirs à touristes. Une pancarte au milieu du pont indique qu'il aurait été construit au 19ème s pour permettre aux ouvriers travaillant au percement du tunnel de la voie ferrée Paris-Toulouse de franchir la rivière pour s'abriter et regagner leur campement suite à des accidents mortels... dans la Bouzanne faut croire...
On se doute pas ce qu'il a fallu d'efforts pour faire aller le train ... à Toulouse. La vie des ouvriers du rail devait être très dure car elle ne s'arrêtait pas au chantier. C'était aller travailler au risque de mourir de froid, d'humidité (çà manque pas par ici), de noyade dans la Bouzanne. On leur a construit ce pont. Un pont de chantier pour aller travailler et se mettre à l'abri. Ce serait donc la raison pour laquelle, une fois le chantier terminé, ce pont n'avait plus d'usage. Alors on l'a laissé là.
Et beaucoup de gens l'ont sans doute traversé et envisagé depuis... Qui sait....

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 00:51
 
C'est un Pic !


Retour sur le Pic du midi, ascension par téléphérique (autant le dire tout de suite) mais celà n'enlève rien au spectacle qui vous attend en sortant de la cabine, s'il fait beau. Et à midi, à quelques jours de 2008, le ciel était là haut d'une clarté et la lumière d'une intensité qu'on ne pouvait pas imaginer en bas... Si si ! c'est pas un effet de style.  Un coup d'oeil à travers l'objectif du téléscope installé sur la terrasse par le "scientifique de service terrasse" (vulgarisation astronomique éruptions solaires commentées informations clés) montrait nettement que (bon, je résume) au dessus de nos têtes çà chauffe. C'est vrai que nous, gens des plaines, on n'est pas aussi souvent exposés, si j'ose dire, à cette évidence. Mais là on peut pas passer à côté.
Sur les terrasses, par temps de brouillard, on doit sans doute s'imaginer dans un poste scientifique avancé de l'antarctique. Ce jour là, c'était vraiment pas le cas. De l'observatoire astronomique on pouvait voir tous les détails de la chaîne. Même la Brèche de Rolland, Est Sud-est, et super nette... Et puis je me lasse pas de contempler les sphères au dessus de tout çà.
Pas facile de se décider à redescendre, je serai du genre à refaire dix fois le tour des terrasses, si on me disait pas que "maintenant, on va peut-être y aller..." mais avec l'idée de revenir passer la "Nuit au Pic" dés que l'occasion s'en présentera.

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12 juin 2007 2 12 /06 /juin /2007 20:56

11H15 Plage du Prado le 7 juin 2007


Je suis arrivé sur la plage du Prado, par le 21 (j'ai pris un ticket de la RTM), à l'arrêt de la Statue "du" David, vers 10H35. J'avais un peu de temps devant moi avant mon rendez-vous en début d'après midi. J'ai pris çà un peu comme un entracte entre des Rendez-vous à Toulon, Marseille, Montauroux, Nîmes. Faut dire quand même qu'à 900 km de ma base, ces voyages je les subis pas. C'est mon job, je travaille pour moi. Donc, du rythme, de l'itinéraire, et de tout en fait, je suis le seul responsable et ravi en plus d'aller voir des gens. N'empêche qu'il y a des moments, beaucoup à vrai dire, où j'apprécie les excursions inopinées. C'est pas calculé, mais sans çà je crois que ce serait beaucoup plus dur...

D'ailleurs la veille j'avais fait fort, après avoir fini à Toulon vers 19H, je me suis dit qu'au lieu d'aller chercher un hôtel, j'allais faire la route des crêtes jusqu'à Cassis et Marseille. Et après cette journée qui d'ailleurs s'était très bien passée, c'était magnifique. Là haut, une vue sur la méditerrannée au soleil couchant à couper le souffle. Bref, j'ai commencé de redescendre à la nuit tombée. Evidemment plus d'hôtel (c'est déjà la saison !) Il aurait fallu retourner à Aix ou plus loin. Ou alors, ...  camping, le plan B en somme, pas mal non plus en théorie, mais il était 22H40 et il pleuvait vraiment. Donc pas le choix, le premier trouvé, c'est le bon. Une toute petite place entre des mobiles homes. La tente sous la pluie, la douche, la nuit. Le lendemain, je devais partir tôt quand même. D'ailleurs tout le monde se levait tôt. 6H. Pas vraiment des touristes... On est dans un 2 étoiles, il y a de l'eau chaude mais l'état des lieux c'est pas du tout çà. Et toujours la pluie. Autour des mobiles homes (pas si mobiles que çà), des scooters, des vélos, des jardinets, des clotures, des voitures,... des installations semi-permanentes et tout ce qui dit que les gens qui vivent là,... vivent là de façon aussi semi-permanente si ce n'est à l'année. Le matin, ils vont bosser tout simplement, comme moi, j'allais dire... Là dessus, je plie la tente. A 7H je suis à l'entrée. Le temps de glisser un mot dans la boite aux lettres de l'accueil. Il pleut toujours. Là entre les flaques, je croise le regard d'une petite fille de 7/8 ans qui me sourit et qui sort elle aussi avec son cartable sur le dos, pour aller à l'école. Elle aussi c'est par là qu'elle commence sa journée... Mais c'est par là aussi qu'elle la finira.

C'est à tout çà que je pensais sur la plage du Prado. Et puis, j'ai même eu la chance de voir passer ces voiles gonflées derrière la digue.


 

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11 mai 2007 5 11 /05 /mai /2007 00:51

Un village sous la lune


Je vous présente la lune rousse. Telle que. Orange presque. Le 10 mai. On peut écouter le silence ou bien Pat Metheny & Charlie Hadden - The Moon is a Harsh Mistress. C'est comme on veut.

 


 

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10 mars 2007 6 10 /03 /mars /2007 20:00

Le Lac de Saint Férreol - C'est pas le Lac Tchad, je vous l'accorde, mais quand même çà surprend.


"A deux pas de Revel, dans un écrin de verdure, vous découvrirez le lac de Saint-Ferréol. Au carrefour des régions Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, cet Eden au pied de la Montagne noire est un gigantesque réservoir de 6 300 000 m3 initialement destiné à alimenter avec régularité le Canal du Midi." C'est à peu près "ce que dit la brochure".

Au XVIIe siècle, Pierre Paul RIQUET conduisit ici le chantier du plus bel ouvrage hydraulique du temps. 100 ouvriers, 3 murs géants pour retenir l'eau entre 2 collines. J'en avais entendu parlé comme une des pièces maitresses de l'alimentation du Canal du Midi, pas très éloigné de la ligne du partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée, le Seuil de Naurouze (çà c'est un nom qui fait rêver, enfin moi je trouve) et de ce fait susceptible de réguler les niveaux du Canal de part et d'autre. Voilà pour l'essentiel.

Bref quand on sait çà, on est un peu surpris de découvrir, en février certes (mais tout de même et justement ! ), un Eden un peu syphonné (!). L'avantage est qu'on voit très bien la maçonnerie de l'époque, sans être obligé de faire de la plongée. Ils savaient assembler les blocs et faire des joints ces gens là. Pas de doute.  Et la construction est impressionnante, massive, étendue, du solide. Il y a aussi le sytème de vannes, la passerelle, la promenade, intéressant tout çà !  Intéressant de voir comment ça peut marcher et aussi ... beau en fait.

D'un autre côté, au fond du lac, on a une étrange impression. Le relief  accidenté, du sable, des blocs de pierre, des rigoles, comme des chemins, de l'herbe, de grandes tranchées, les racines de l'Eden luxuriant au dessus de la tête. Pas de doute, c'est comme un décor de jeu vidéo d'aventure au fond d'un lac en mieux bien sûr. Et là c'est pour de vrai.

Inutile d'insister sur tout ce qui peut passer par la tête, sur le manque d'eau, sur le réchauffement climatique, une pensée pour le Lac Tchad au passage. En fait je sais pas trop quoi en penser de juste. Est-ce normal un niveau aussi bas ?  Pas sûr, vu certaines infos sur le net. Navigation interdite sur le Canal du Midi entre Carcassone et Toulouse, en janvier, pas assez d'eau... car cette portion du canal est uniquement fournie en eau par captation du bassin de Saint-Ferreol...

Bon, la prochaine fois que j'y vais, je me renseigne sur place. En attendant, RIQUET garde un oeil sur le bassin... à moins qu'il ne scrute l'horizon en se disant qu'il va bien pleuvoir enfin ! C'était pourtant l'idée du siècle de construire ce barrage et elle a perduré jusque là.
 

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6 janvier 2007 6 06 /01 /janvier /2007 22:35

Le Musée Hèbre de Saint-Clément


Ces derniers temps, je suis allé à plusieurs reprises au nouveau Musée de Rochefort, le Musée Hèbre de Saint-Clément. Cà c'est un nom, un vrai ! Derrière cette appellation qui pourrait laisser croire qu'on n'est pas vraiment à l'avant garde, il y a une oeuvre d'architecte
qui me plait énormément... Et je sais maintenant pourquoi.

L'architecte donc, Pierre-Louis FALOCI était là à l'inauguration du Musée le 15 décembre 2006, à 19 heures. Dans une ambiance étonnante de calme (la fin de chantier était du reste aussi assez sereine !) et en même temps d'affluence, Le Musée s'est rempli en un quart d'heure à peine. Tout le centre-ville a du fermer boutique pour venir !  

Car le Musée est au centre-ville, dans la grande artère, à quelques dizaines de mètres de la place des "Demoiselles de Rochefort" et à peine plus loin du Musée Pierre Loti. A quelques rues de là, on se retrouve à la Corderie Royale sur les bords de la Charente en passant devant  le Chantier de "l'Hermione". Bref, tout çà pour situer les choses... Un emplacement idéal.

Je savais pas au juste pourquoi ce Musée, à l'architecture pas si révolutionnaire en fait me plaisait. Si on décrit les choses simplement, c'est pas  évident : on a gardé une façade et derrière la façade on a fait autre chose.
Oui ... Mais là c'est pas pour juste garder une façade. La façade est surmontée par le toit de la construction intérieure, avec une saillie résolument moderne et tout çà marche à merveille dans une ville pourtant où tout date des 17e, 18e et 19e siècles. Alors ? Vous me direz, déjà les "Demoiselles de Rochefort", c'était un peu de çà. La plastique de la ville doit se prêter quelque part aux créations hors contexte historique, ces créations de "l'Ailleurs". Je sais pas si c'est la lumière saintongeaise ou celle de la côte atlantique ou autre chose... Mais c'est comme çà.
 
J'attendais le speech de Pierre-Louis FALOCI, sans espèrer en savoir forcément plus. Ce fut tout le contraire, en quelques mots, il a donné des clés évidentes que je livre ici.

La façade, on ne l'a pas conservée avec pour seul objectif de respecter les contraintes des Monuments Historiques. Le Musée à l'intérieur, en retrait de la façade est délibérémment rendu très visible de la rue, à travers des baies vitrées qui ont pris la place des cadres de fenêtres extérieures.
On a voulu que ce Musée soit transparent au delà de la façade et de fait de jour comme de nuit on voit très bien l'espace intérieur...
C'est comme un clin d'oeil à la Maison de Pierre Loti, qui extérieurement serait indiscernable des autres maisons de la rue, s'il n'y avait une plaque, et qui, au delà de sa façade, une fois la porte franchie, se montre au visiteur et révèle un univers fantasmagorique incroyable.

Le dernier étage tout vitré, offre une vision panoramique sur toute la ville. Et là c'est un clin d'oeil au cinéaste Jacques Demy, "à son kiosque panoptique" où travaille la mère des Demoiselles, où de nombreuses scènes du film se déroulent et d'où la caméra a cette vision panoptique des façades tout autour de la place.

Il y a d'autres choses encore, parmi lesquelles ces étages qui sont comme des ponts de bateau d'où on a différents points de vue sur les oeuvres, jusqu'au dernier étage, celui de "l'Ailleurs" où on a créé une Salle Kanak dédiée à la culture mélanésienne avec des masques, des bambous gravés, des sculptures,... mais aussi des oeuvres d'artistes Kanaks contemporains commandées tout récemment pour Rochefort ...

 

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 19:09

Le Sillon - Saint-Malo


Saint-Malo, la cité corsaire, pas intra-muros, non ! Sur le "Sillon", la magnifique promenade, face au grand large...

Marées d'équinoxe, grandes marées, grand coefficient. La houle vient se briser là. En fait, on a l'impression qu'elle ne sait plus comment s'arrêter. Jusqu'à la nuit tombée. On en redemande.

Derrière, le Grand Hôtel stoïque. Là haut, une fenêtre s'allume.


 

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 01:29

Stadium Gallo-Romain - Puy du Fou (Vendée)Les degrés du Stadium Gallo-Romain - Puy du Fou (Vendée)La Terrasse de la Cathédrale de Saint-Bertrand de CommingesLudgunum Convenarum - la Ville Roma(i)ne de Saint-Bertrand de CommingesLudgunum Convenarum - Saint-Bertrand de CommingesSaint-Just de Valcabrère


Le stadium Gallo-Romain du Puy du Fou, des statues, des arches romaines, des vasques en cuivre, mais il en faut moins que çà. La vue sur une campagne cultivée, une campagne qui est un jardin, mais il en faut moins que çà. Une terrasse contemporaine à Saint-Bertrand de Comminges construite sous de lourds piliers à section carrée avec des rangées de briques, comme un mur romain. La vue sur les toits de tuiles rondes de la ville basse. Les parcelles cultivées de ce fond de vallée si plat, si travaillé, l'horizon de la montagne, du piémont pyrénéen. Des blocs de pierres, partout des vestiges, des colonnes au milieu des cyprès, des platanes, des fontaines. Une ville plus romane que médiévale. Peut-être parce qu'elle est occitane.

La Romanité me poursuit me fascine, sans doute comme beaucoup de gens. Les Gallo-Romains ont créé, dessiné, tracé nos cités et nos campagnes. Pas tout seuls bien entendu ! Mais les gens qui ont vécu les temps romains sont sans doute les créateurs des traits premiers, ceux qui vont être le plus repris et amplifiés. Comme une esquisse qui va être redessinée et approfondie dans le détail à l'époque médiévale puis à l'époque moderne. La Romanité est bien visible. Ce ne sont souvent que des indices dans des décors ruraux ou urbains. Ce sont parfois des monuments imposants. Mais je trouve qu'il n'y a pas de meilleure représentation qu'une cité, comme Saint-Bertrand de Comminges, qui justement nous montre davantage de cette esquisse parce qu'elle contient aussi les dessins des époques qui ont suivi. Ce n'est pas une ville romaine et puis plus rien après... C'est une suite... Des ajouts, des variations, jusqu'aux ornements baroques des stalles de la Cathédrale, des gammes des organistes...

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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 17:49

 Dony/Randy ou Jean Floc'h - Ambassadeurs


Une sortie en mer, une belle journée d'été, temps trés calme sur la baie de Douarnenez, tôt le matin, fraîchissant l'après midi avec vents de force 3 à 4. Et c'est vers 16H que nous l'avons rencontré pour la première fois. Enfin, on devrait dire plutôt qu'il est apparu soudainement à la poupe, quasiment le nez dans la barre. Sans doute, il était là derrière nous depuis un moment et on ne l'avait pas encore remarqué jusqu'à ce qu'on entende plusieurs fois un grand souffle. Mais à partir de cet instant, il s'est mis à nous dépasser par babord, par tribord. A faire la course avec le voilier. Joueur le dauphin ! Se laissant distancer, parfois d'assez loin, 200 à 300 m et revenant en un clin d'oeil se coller à la coque du bateau. C'est d'ailleurs stupéfiant de voir à quelle vitesse il se déplaçait. En tapant sur la coque, on avait l'impression de le rappeler. Et à chaque fois, il refaisait surface en laissant entendre son souffle puissant. Ce petit jeu a duré une bonne vingtaine de minutes, jusqu'à ce qu'il disparaisse,...à la recherche d'autres contacts.

Nous avions rencontré Dony/Randy, comme on le croyait au départ. Le "Télégramme" ... de Brest, avait passé plusieurs articles sur le dauphin ambassadeur "Dony/Randy". Mais c'était sans doute plutôt "Jean Floch" vu son rostre. Etrange rencontre, des dauphins en groupe, j'en avais déjà croisés, mais un dauphin seul qui recherchait à ce point le contact, c'était effectivement autre chose. Les dauphins ambassadeurs sont des solitaires. Ce qui est plutôt rare chez ces animaux qui ont une vie sociale très développée. Dony/Randy et Jean Floc'h sont les deux dauphins ambassadeurs connus pour vivre dans un périmètre littoral français, et en particulier breton. Ce qui les caractérise, c'est cette recherche hyper-active de contact avec l'homme. Car nous n'en avions pas fini avec le pseudo Jean Floc'h. A peine rentré au port, il était là, au milieu des bateaux à côté des pontons de Treboul, allant de l'un à l'autre.
Au bout d'un moment, les gens s'habituaient à sa présence. Des dragons, ces petits voiliers fins et élégants profilés pour la course rentraient d'une régate. A un moment, on pouvait presque croire que le dauphin cherchait à les ranger, en les suivant en les poussant les uns contre les autres... La nuit, on l'a encore entendu faire le tour des pontons et souffler de temps à autre. Les dauphins ambassadeurs ne dorment jamais !?

En tous cas, que signifient ces rencontres avec les dauphins ambassadeurs ? Qui sont ils ? Les dauphins ambassadeurs nous ouvrent des perspectives étonnantes, d'un point de vue scientifique et d'un point de vue plus enigmatique celui de la communication entre l'espèce homme et l'espèce dauphin.

Visitez le site du Réseau Cétacés http://www.reseaucetaces.org, vous verrez ? On est quasi dans un film ou un roman de fiction scientifique et écologique, sauf que çà ressemble à la réalité. Dauphins ambassadeurs, émissaires...d'un message de préservation de la nature...  Et peut-être pas au second degré ...

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28 août 2006 1 28 /08 /août /2006 23:20

 L'étrange maison


Sur le sentier côtier près de Douarnenez qui mène de la plage de Kervel à la plage de Saint-Anne la Palud, il y a une maison étrange, fascinante. D'abord on la voit de loin mais seulement après avoir marché un peu et dépassé la pointe de Trefeuntec. On est tout au fond de la Baie de Douarnenez, sur la falaise. Juste en face il y a l'océan et le panorama est bordé sur la droite par le Cap Sizun et sur la gauche par la presqu'île de Crozon. On n'est tout près de Locronan, le village typique du pays du Menez-Hom. Et le Menez-Hom (la montagne), le point culminant de la Bretagne est derrière nous, il domine la baie.

Pourtant, au premier coup d'oeil on ne se croit pas du tout devant une construction historique bretonne typique, la forme de la maison est extrêmement originale avec ses lignes vives, sa structure en L qu'on devine en s'approchant, son aspect semi enterré au coin du L ou plutôt comme ci ce pignon, cette flêche sortait de terre en se dressant face au couchant. A coup sûr son orientation a été très étudiée. Et les ouvertures doivent en bénéficier, mais de bien curieuse façon. Les vues intérieures resteront des mystères. Pourtant on est vite convaincu d'être en face de la création d'un architecte contemporain. Atypique, étrange, moderne et aussi mystérieuse. Car il y a cette énorme croix de granit placée aux avant postes, des bas reliefs sculptés sur les murs extérieurs avec des personnages énigmatiques.  Il y a aussi un accès arrière souterrain avec une rampe... On devine un grand sous-sol. C'est un peu une moitié de fort, par certains côtés.

Et puis cette maison, cette demeure (en est-ce une réellement ?) est abandonnée, vide depuis pas mal de temps. Des témoignages l'attestent depuis 1996 au moins. Elle a été vandalisée, taggée, lors d'une "rave" d'après ce que j'ai lu. Mais le granit tient bon. C'est une "propriété privée", mais la clotûre au bord du sentier côtier est si détériorée qu'on doit penser qu'elle est souvent visitée. Quoiqu'il arrivait, il y a encore deux ans, qu'une sorte de gardienne sans âge surgit de derrière les fourrés accompagnée par son molosse pour vous demander vos papiers (sic) et vous reconduire sur le sentier côtier en vous racontant une histoire étrange où il était question de procès, de justice... Cette année, la maison est bien silencieuse...
Les questions demeurent sans réponses. Qui l'a construit ? Que signifiait cette maison pour celui ou ceux qui l'ont imaginé et pour son créateur ? Je voudrais qu'on m'explique. Pourquoi est-elle à l'abandon ?

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